Il est 13h30 lorsque Titaïna, Kevin et moi atterrissons à l’île de Pâques. J’ai le bonheur de découvrir à la sortie de l’aéroport que le propriétaire de mon hostel m’attend tranquillement avec une couronne de fleurs. Si seulement ça pouvait être comme ça tous les jours…
Le vol de nuit m’a lessivé, je passe le reste de l’après-midi affalée sur le canapé de la réception.
Il est 10h lorsque je retrouve Titaïna et Kevin le lendemain matin. Nous décidons de nous rendre à pied jusqu’au site de Puna Pau pour aller admirer la carrière de coiffe des Moaïs.
Nous marchons tranquillement lorsque deux hollandais s’arrêtent sur le bas côté pour nous prendre gentiment en stop.
Toute l’attention se porte sur Kevin durant le trajet. Le couple d’hommes semble légèrement le draguer ce qui nous amuse beaucoup Titaïna et moi.
Nous arrivons au parc national de Rapa Nui une quinzaine de minutes plus tard.
Nous plongeons dans les mystères de cet incroyable site archéologique en contemplant avec fascination les centaines de Moaïs qui se dressent majestueusement au-dessus de nous.





Nous reprenons la route 2h plus tard en direction de Tongariki, la plus grande structure cérémonielle de l’île de Pâques érigée dans un paysage d’une beauté rare.

Puis, nous concluons cette belle journée par un crochet dans la baie d’Anakena afin d’y admirer sa magnifique plage de sable blanc.


Il est 9h30 le lendemain matin lorsque Titaïna, Kevin et moi nous mettons en scelle pour randonner à cheval jusqu’au sommet du volcan de Terevaka.
Je dois avouer ne pas être très rassurée. C’est la toute première fois que je monte un étalon. Nous n’avons aucun équipement de sécurité et j’ai du mal à comprendre comment manipuler les sangles pour guider l’animal.
Contre toute attente, je me sens à l’aise assez rapidement et prends même plaisir à faire de l’équitation !
Nous alternons trot et galop dans un paysage spectaculaire et nous arrêtons de temps à autre pour admirer les pétroglyphes et les grottes se trouvant sur notre chemin.








Il est 12h passé lorsque je retrouve Titaïna le jour suivant. Kevin a loué un scooter pour la journée, l’occasion pour Tita et moi de passer une après-midi entre filles !
Nous entreprenons une magnifique balade pédestre le long de la côte ouest de l’île.
Nous contemplons inlassablement les vagues de l’océan se fracasser contre les rochers avant de nous enfoncer dans les immenses prairies de torominos en fleurs qui s’étendent à perte de vue jusqu’au volcan Rano Kau.




Après avoir observé un moment son cratère recouvert de petits lacs, nous entreprenons la visite d’Orongo, un charmant petit village en pierre situé à proximité.




Nous regagnons Hanga Roa en fin d’après-midi pour assister au splendide coucher de soleil sur les Moaïs de Tahai.
Puis, nous concluons cette agréable journée en nous rendant au restaurant de Kanahau afin d’assister à un spectacle de danse traditionnelle de l’île de Pâques dans lequel Paka, mon ami pascua rencontré à Tahiti est musicien.





Il est 10h lorsque je décide de me rendre en centre-ville le lendemain matin.
Aujourd’hui, Titaïna et Kevin poursuivent leur exploration de l’île en scooter. Je me retrouve donc seule. L’occasion pour moi d’effectuer quelques emplettes et d’envoyer mes cartes postales.
Je flâne tranquillement dans le centre lorsqu’un énorme pick-up rouge s’arrête sur le bas côté et m’interpelle dans la rue.
Je m’approche de la voiture, intriguée. Je découvre trois hommes pascua, chacun une bière à la main.
Ils me parlent en espagnol. Je ne comprends absolument rien. Il faut dire que je suis arrivée sur l’île il y a seulement 5 jours et qu’avant mon entrée au Chili je n’avais encore jamais entendu parler cette langue.
L’un d’entre eux me tend une bière et me fait signe de monter. J’ouvre la portière sans même réfléchir et m’installe à l’arrière. Enfin non, ce n’est pas tout à fait la vérité… Je dois avouer que si je n’étais pas tombée instantanément amoureuse du garçon assit sur la banquette arrière, je ne serai sûrement jamais monter !
Et le pire dans cette histoire, c’est que je n’ai pas besoin d’être véhiculée puisque je me trouve déjà là où je veux être…
La voiture démarre une fois ma ceinture bouclée. Dans quoi je m’embarque encore… Remarque, la superficie de l’île est à peine plus grande que Longjumeau, on n’aura aucun mal à me retrouver si je disparais !
L’un des trois hommes descend de la voiture à mi-chemin. Je me retrouve alors seule en compagnie de Thomas, le conducteur et son charmant ami Eloy.
Malgré mon vocabulaire limité, nous arrivons tant bien que mal à échanger quelques mots.
Je me rends compte que nous conduisons depuis une bonne demi-heure à présent et je ne sais toujours pas où nous nous rendons !
Le trajet se déroule à merveille jusqu’à ce que l’on quitte la route principale pour s’engouffrer dans la vallée. Le stress monte lorsque je réalise être seule en compagnie de deux parfaits inconnus au beau milieu de nul part.
Nous arrivons à destination une vingtaine de minutes plus tard. Je comprends rapidement qu’on se trouve sur la propriété d’un des deux garçons (ce qui ne me rassure franchement pas du tout).
Je tente de garder mon calme et de ne pas céder à la panique. Enfin, plus difficile à dire qu’à faire puisque j’aperçois Thomas ramasser une énorme machette à notre arrivée.
Heureusement pour moi, il n’a pas l’intention de me découper mais de préparer le déjeuner ! Ma tension redescend d’un cran.
Nous passons à table une quinzaine de minutes plus tard et dégustons un délicieux ceviche préparer avec amour.




Nous reprenons la route une fois le déjeuner terminé. Nous faisons un arrêt chez l’un de leurs amis propriétaire d’une écurie.
Pour mon plus grand bonheur, Eloy me prend par la main et m’emmène faire un tour à cheval.



Après cette sympathique et romantique balade équestre, nous reprenons une nouvelle fois la route et nous garons une dizaine de minutes plus tard devant les portes d’un garage.
Apparemment, c’est ici que nos routes se séparent avec Thomas puisqu’Eloy me fait signe de prendre place sur sa motocross. Dis donc, cet homme est plein de ressources !
Nous déambulons à toute vitesse sur d’étroits sentiers avant de rejoindre le domicile du beau latino.
Une fois la moto garée, Eloy prend plaisir à me faire faire le tour de sa propriété. Nous nous installons sur son canapé. Eloy attrape un Ukulélé et se met à jouer quelques airs. Une chose est sûre, il n’y a pas que les notes mélodieuses de son instrument qui m’envoûtent !
J’aperçois des costumes traditionnels accrochés sur le mur du salon. Eloy m’explique qu’il est danseur professionnel et qu’il s’agit de son costume de scène.
Il me tend alors un déguisement et me propose de m’enseigner quelques pas. Je me prête au jeu, amusée par ce retournement de situation.
On a l’air beau avec nos coiffes sur la tête et nos ceintures en plumes d’oiseaux…





Je me sens ridicule et ne parviens pas à me concentrer. En même temps, s’il arrêtait de déhancher son corps de rêve sous mes yeux, ça se passerait sûrement mieux !
Je passe une S-U-P-E-R après-midi ! Si on m’avait dit ce matin que je danserai à moitié nue dans le salon d’un Rapa Nui, je ne l’aurai jamais cru ! Comme quoi, la vie est pleine de surprises…
Eloy me raccompagne à mon auberge de jeunesse après le dinner. Dommage, je serai bien restée avec lui un peu plus longtemps !
Je me lève de bonne heure et de très bonne humeur le matin suivant. Je suis très impatiente de retrouver Eloy qui vient me chercher à moto pour me faire découvrir les 3 grottes majeures de l’île. J’adore la compagnie de Titaïna et de Kevin, mais celle de mon pascua est bien plus excitante…
Nous garons la moto à l’entrée du parc national et marchons en direction d’Ana Te Pahu. Cette grotte entourée de bananiers est étonnamment profonde. Il nous faudra marcher plus de 5 minutes avant d’atteindre le bout du tunnel !




Nous poursuivons notre route jusqu’à Ana Te Pora où nous rencontrons quelques difficultés à trouver l’entrée de la grotte camouflée par des plantes. Nous nous engouffrons et éclairons la voie à l’aide des lumières de nos téléphones. Malheureusement, elles sont bien trop faibles pour nous laisser entrapercevoir toute l’immensité de l’endroit…


Nous concluons notre expédition en apothéose par la visite de la sublime grotte d’Ana Kakenga. Nous longeons son étroit tunnel volcanique et débouchons sur deux ouvertures offrant une vue magnifique sur l’océan.





C’est à l’issue de cette promenade bucolique et historique que je suis contrainte de faire mes adieux à Eloy. Dans quelques heure, je quitterai l’île de Pâques pour me rendre au Chili.
Je serre une dernière fois Eloy dans mes bras et le regarde s’en aller, déçue de devoir renoncer aussi vite à l’homme de mes rêves…
INFORMATIONS PRATIQUES :
- Droit d’entrée au parc national de Rapa Nui : 54000 $
- Balade à cheval jusqu’au sommet du volcan Terevaka : 50000 $
1 commentaire
Ha lala…C est beau la foudre qui tombe sur ma Manon !! J ai l impression de lire un roman !!! Les rêves vivants c est top !! Allez l un reste l autre s en va..vers d autres aventures plus belles encore…